Neuroplasticité du cerveau et douleur

0

Qu’est-ce que la neuroplasticité du cerveau ? Comment le cerveau humain réagit face à une pathologie ? Quels sont les rapports entre neuroplasticité du cerveau et douleur ? Quelles conséquences la neuroplasticité du cerveau a-t-elle sur le caractère chronique d’une douleur

Le cerveau est une structure extrêmement complexe qui  possède environ 10 milliards de neurones corticaux. Chaque neurone établit environ 10 000 connexions avec ses voisins. Il y a donc 1 million de milliards de connexions entre les neurones corticaux.

Le cerveau a cette capacité de se remodeler et de se modifier, il est malléable et peut se transformer au fil des expériences. Les neurones  se développent et s’adaptent lors de certaines situations pathologiques, par exemple suite à un Accident Vasculaire Cérébral (AVC). Les zones de neurones identiques spécialisées dans une fonction peuvent très rapidement changer de fonction, établir à distance de nouvelles connexions si nécessaire et coloniser un territoire pour en changer la fonction. En effet, notre cerveau se modifie en fonction de nos expériences affectives, psychiques et cognitives. Le cerveau peut ainsi être qua  lifié de « plastique ».

Quelques exemples :

Un non-voyant colonise l’aire de la vue pour la fonction audition afin de pallier à son handicap.

Après un AVC provoquant une aphasie, certains patients peuvent retrouver en quelques mois, au moins partiellement,  l’usage de la parole après la mise en jeu d’aires voisines de la zone « morte » qui se re-spécialisent dans le langage.

Chez des patients amputés d’un avant-bras ou d’une main et qui présentent  une douleur du membre fantôme, la stimulation répétée du moignon, par exemple, à l’aide d’une prothèse adaptée,  peut amoindrir la douleur. Si on observe ces patients en neuro-imagerie, on voit des modifications de la « cartographie » de la zone correspondante se produire parallèlement au soulagement obtenu, et ceci seulement en quelques jours.

Quelles conséquences sur la douleur ?

La plasticité du cerveau peut intervenir très rapidement, et dans le cas de la douleur, de façon inappropriée. En effet,  une douleur qui dure peut entraîner des modifications structurales expliquant, entre autre, le phénomène d’extension. De plus, une hypersensibilité peut être observée en raison des modifications sensibles engendrées dans les voies spinales. Toutes ces modifications peuvent aboutir à ce qu’une douleur déjà éprouvée par un patient se chronicise.

Pour en savoir plus au sujet de la douleur chronique, cliquez ici et sur la douleur et le cerveau cliquez ici.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici