Exemple : arthrose, neuropathie, paracétamol, douleur enfant...
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Les céphalées chroniques

La migraine

La migraine représente 10 % de l’ensemble des céphalées. Il s’agit d’une affection fréquemment familiale caractérisée par la survenue répétée de céphalées d’intensité variable avec souvent des nausées et des vomissements, des troubles visuels et des troubles de l’élocution. Les premières crises débutent à la puberté. Les troubles apparaissent normalement avant 40 ans mais peuvent survenir chez la femme au moment de la ménopause. La maladie peut évoluer au cours des événements importants de la vie : entrée dans la vie professionnelle, mariage, grossesse, intervention chirurgicale.

La migraine sans aura

Elle était autrefois appelée migraine commune et représente 75 % des migraines. La maladie est essentiellement familiale. La crise qu’elle provoque peut être annoncée 24 heures avant par des prodromes (asthénie, somnolence, bâillement, irritabilité ou euphorie, constipation). Elle s’accompagne très souvent de nausées voire de vomissements qui peuvent être confondus à tort avec des « crises de foie » ou une « intoxication alimentaire ». Le malade est gêné par la lumière, le bruit et les odeurs ; il est parfois obligé de rester couché dans l’obscurité. Selon les critères de l’IHS, il s’agit d’une céphalée lorsque ces deux caractéristiques sont réunies : la céphalée doit être unilatérale (elle peut changer de côté de la tête au cours ou non d’une même crise), pulsatile (impression de battements dans la tête), lancinante, d’une intensité modérée ou sévère s’aggravant lors de certaines activités physiques de routine.

La migraine avec aura typique

Elle est moins fréquente que la migraine sans aura. L’aura est un trouble neurologique qui dure en moyenne cinq à trente minutes et qui précède ou parfois accompagne la céphalée. Les auras visuelles sont les plus fréquentes. Dans la majorité des cas, elles concernent les deux yeux et se manifestent surtout par des points lumineux qui s’étendent vers la périphérie du champs visuel ou des taches lumineuses à type de zigzags, flashs ou étoiles (scotomes scintillants). Beaucoup plus rarement, les objets sont déformés, agrandis ou diminués. Les auras peuvent aussi être sensitives (fourmillements et engourdissement des bras s’étendant de la main jusqu’au coude puis passant au visage (lèvres, joues). Elles peuvent être aphasiques (troubles du langage). Les symptômes de l’aura progressent lentement dans le temps et l’espace : on parle de la marche migraineuse. La céphalée s’installe le plus souvent pendant la phase décroissante.

Utile
Dernière mise à jour le : 26/10/2009