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Caractéristiques de l'urgence
Dans le contexte d’un service d’urgences et d’accueil (SAU), l’utilisation préférentielle de l’une ou de l‘autre des méthodes d’évaluation est déterminée par la situation clinique du patient. Le choix d’une échelle d’évaluation de la douleur est donc fonction des patients à prendre en charge.
La description verbale (auto-évaluation) n’est pas toujours possible, des méthodes comportementales (hétéro-évaluation par le personnel soignant) peuvent alors s’avérer très utiles. Elles analysent les manifestations verbales, non verbales et la durée du phénomène douloureux. Leur intérêt vient de ce qu’elles sont applicables même en l’absence de communication verbale. Il est effectivement important d’observer le comportement douloureux du patient d’après ce qu’il dit de sa douleur mais encore plus d’après ce qu’il fait ou ne fait pas. Il s’agit de noter ses réactions physiologiques et ses attitudes comportementales.
Chaque test a ses avantages et ses inconvénients : les tests d’auto-évaluation prennent mieux en compte l’élément subjectif de la douleur si important dans le contexte de l’urgence et de l’angoisse qu’elle génère. Mais ils nécessitent la participation du patient qui n’est pas toujours obtenue s’il existe une barrière linguistique insurmontable ou un état de conscience rendant vaine la participation du malade. Dans ce cas, seuls les tests d’hétéro-évaluation sont utilisables.