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Se soigner à proximité de l'accouchement
Lorsque l’accouchement se rapproche, des effets éventuels étant à craindre pour le nouveau-né, l’équipe médicale qui le prendra en charge à la naissance devra être prévenue de toute prise de médicaments.
Le paracétamol demeure toujours l’antalgique privilégié pour les douleurs légères à modérées en raison du faible nombre d’effets décrits sur le nouveau-né.
Exposant à plusieurs risques, l’utilisation d’aspirine est formellement contre-indiquée en fin de grossesse. Les AINS et l’ibuprofène le sont tout autant.
Pour les douleurs moyennes, la préférence va à la codéine et au tramadol car les troubles néonataux sont rares et leur caractère réversible. .
La morphine est le médicament des douleurs intenses pour lesquels on dispose de données concernant la grossesse.
Si le traitement antalgique est prolongé ou s’il est donné à proximité de l’accouchement, une surveillance plus intensive du nouveau-né sera donc à prévoir.
Le traitement de la douleur spécifiquement liée à l’accouchement s’est développé dans les années 70 avec la « péridurale», c’est-à-dire une injection d’anesthésiant au niveau de la colonne vertébrale qui a pour effet d’insensibiliser tout le bas du corps.
L’utilisation de cette méthode est sans aucun risque pour l’enfant, ce qui explique son utilisation très répandue.