<< Retour Page précédente

La Douleur Chronique en question

La douleur chronique : la reconnaître, l'évaluer, l'orienter, autant de problématiques traitées par la Haute Autorité de Santé.

Dans son douzième numéro « Actualités & Pratiques » d'octobre 2009, la Haute Autorité de Santé (HAS) consacre deux interviews sur le thème de la Douleur Chronique et des questions qui lui sont liées, de la reconnaissance du syndrome douloureux chronique jusqu'à sa prise en charge. Ce parcours autour de la Douleur Chronique s'organise au regard de ces trois questions : comment la reconnaître, l'évaluer et l'orienter ? A l'issue de ces interrogations la HAS dresse un état des lieux du recours aux structures spécialisées.

Comment reconnaître la douleur chronique ?
Ces interviews nous confirment qu'il s'agit d'une douleur qui« perdure au-delà du délai habituel d'évolution de la pathologie causale, notamment au-delà de trois mois» et que celle-ci est résistante aux traitements usuels. Ce syndrome douloureux chronique peut s'accompagner également d'une altération de l'état du patient tant au niveau fonctionnel que relationnel.

Cependant des signes manifestant un état anxieux, ou psycho-pathologiques font partie des symptômes qui doivent interpeller.
Le Dr Françoise Laroche (Centre d'Evaluation et de Traitement de la Douleur, Hôpital Saint-Antoine à Paris) explique à ce propos, dans la 4ème édition de « La Douleur, des recommandations à la pratique », que « la prise en charge des patients douloureux chroniques nécessite une évaluation globale selon le modèle bio-psycho-social qui intègre les composantes médicales, fonctionnelles, émotionnelles et socioprofessionnelles des patients ».

Pour en savoir plus sur l'approche cognitivo-comportementale de la douleur chronique, télécharger la 4ème édition de « La Douleur, des recommandations à la pratique ». Pour vous abonner à cette publication, cliquez ici.

Comment l'évaluer ?
L'évaluation de la douleur chronique est cruciale car elle va influer sur sa prise en charge thérapeutique. Pour que cette évaluation soit optimale, plusieurs moyens sont utilisés : l'interrogatoire afin de déterminer les antécédents, les causes de la douleur et les traitements effectués, l'examen clinique voire les examens complémentaires.
Même si l'intensité de la douleur chronique est difficile à quantifier, des outils permettant d'établir un diagnostique existent, il est possible par exemple de proposer une autoévaluation faite avec une échelle visuelle ou encore de proposer une évaluation adaptée si besoin.

Comment l'orienter ?

Après le bilan fourni par l'évaluation adaptée, soit le traitement a fonctionné, soit c'est un échec. Dans ce dernier cas, la structure spécialisée peut alors continuer de suivre le patient ou peut l'orienter vers son médecin traitant ou des structures plus adaptées.

has

Quelques chiffres à propos des structures spécialisées
Les structures spécialisées ont un rôle majeur dans la prise en charge de la douleur chronique. L'enquête de l'HAS révèle que « 49 % des patients sont adressés à des structures spécialisées par un médecin généraliste et 39 % par un spécialiste ». L'âge moyen de ces patients est de 53ans. Dans 56 % des cas le délai d'attente pour l'obtention d'un rendez-vous « est de moins d'un mois », cependant pour « 21 % des cas il est de plus de trois mois ». Les structures spécialisées prennent en compte, pour fixer les rendez-vous, le degré d'urgence de la douleur.
Cependant, il s'avère que les bilans réalisés en ambulatoire, en amont, restent insatisfaisants car incomplets selon les professionnels de santé interrogés.

Au regard des chiffres cités plus haut sur le nombre de personnes souffrant d'un symptôme douloureux chronique, son identification, son évaluation et son orientation sont des étapes importantes, permettant d'assurer une meilleure prise en charge des patients.

 

Utile
Dernière mise à jour le : 04/11/2011