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Bourse SFETD 2009
Cette année Rémi Gau a été récompensé pour son projet sur "l'Implication du groupe sérotoninergique B3 dans le contrôle des circuits de la douleur et des réactions neurovégétatives associées."
Conformément à sa mission d'aider la recherche clinique et fondamentale dans le domaine de la Douleur, l'Institut UPSA de la douleur (IUD) en partenariat avec la Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD) attribue annuellement une bourse de recherche à un jeune chercheur, choisi par la Comité Scientifique de la SFETD, et dont les travaux portent sur la douleur.
Cette année la bourse a été remise à Rémi Gau, le 20 novembre dernier, pour son travail de thèse sur « l'Implication du groupe sérotoninergique B3 dans le contrôle des circuits de la douleur et des réactions neurovégétatives associées ».
Chez un organisme au repos, de nombreux paramètres biologiques (rythme cardiaque, pression artérielle...) sont activement maintenus à une valeur constante par des mécanismes régulateurs. Dans une situation d'urgence, comme lors d'une expérience douloureuse, ces mécanismes régulateurs doivent être inhibés pour permettre une bonne réponse de l'organisme (fuite, attaque...). Les travaux du laboratoire d'accueil de Rémi Gau ont permis de montrer l'importance d'un neurotransmetteur particulier, la sérotonine (5-HT), dans les modulations de ces fonctions physiologiques.
« Nos travaux ont permis de localiser, chez le rat, au sein du groupe B3, les neurones 5-HT responsables de certaines de ces modulations lors d'un stress intense. Ils ont aussi permis de montrer que ces neurones étaient impliqués dans ces modulations lors d'une stimulation douloureuse » explique Rémi Gau.
Une maîtrise de techniques sophistiquées
« Pour mieux comprendre l'implication du groupe B3 dans de le cadre de la douleur, nous avons récemment caractérisé l'activité électrique de ces neurones 5-HT en réponse à des stimuli douloureux. Dans un même objectif, nous commençons l'étude des neurones du groupe B3 qui utilise un neurotransmetteur inhibiteur, le GABA » poursuit Rémi Gau. Cette étude utilise une méthodologie particulière à savoir ici l'enregistrement électrophysiologie des neurones couplé à un marquage juxtacellulaire.
Ces travaux pourraient permettre de savoir si l'hétérogénéité du groupe B3 est à même d'expliquer certains des résultats divergents de la littérature sur le rôle de cette région dans des cas de douleurs aiguës et chroniques : certaines études montrent qu'elle a des effets anti-nociceptifs en inhibant la transmission de l'information douloureuse, d'autres recherchent montrent au contraire des effets pro-nociceptifs. Remi Gau déclare que « dans les mois à venir, nous avons pour projet de réaliser des destructions partielles du groupe B3 et d'inhiber la synthèse de la 5-HT de ses neurones en les infectant avec des virus génétiquement modifiés. Nous quantifierons ensuite les effets de ces lésions sur plusieurs fonctions modulées par ce groupe de neurones : transmission de l'information douloureuse, système cardiovasculaire. Ces expériences permettront d'établir des liens précis entre des sous-régions du groupe B3 et la modulation des fonctions physiologiques. »
« Ces études constituent la première étape d'un programme visant à comprendre comment des dérèglements au niveau de ces circuits modulateurs peuvent conduire à des pathologies, souvent fatales (désordres cardiovasculaires observés dans la dépression et les douleurs chroniques). » conclut Rémi Gau